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Le Dossier du Collectionneur - Megadrive (1/4)

4 Mars 2013 , Rédigé par Myster Hyde & Luchador-R Publié dans #dossiers

Le Dossier du Collectionneur - Megadrive (1/4)
Le Dossier du Collectionneur - Megadrive (1/4)

Au début des années 80, Atari, Coleco et Mattel régnaient sur le marché du jeu vidéo mais le krach de 1983 eu raison de ces éditeurs occidentaux. La relève vint du Japon et de Nintendo qui avec sa Famicom relança la machine. La petite 8 bits fut si populaire qu’elle attira de nombreux concurrents désireux de s’imposer sur ce marché d’avenir.

Le Dossier du Collectionneur - Megadrive (1/4)

Fondée dans les années 50, Sega, abréviation de Service Games, a toujours été un acteur majeur dans le domaine de l’arcade, la firme de Haneda comme on l’appelle aujourd’hui qui possédait déjà une excellente réputation par le biais de ses différentes machines entra dans la danse d’abord avec la SG-1000 puis par la Mark III (qui sera renommée Master System pour le marché occidental). Malheureusement la première ne rencontra pas le succès et la seconde ne connu la gloire qu’en Europe. C’est pour cela que après deux ans de travail acharné, fin 1988, Sega lança une nouvelle console sur le marché celle-ci aura pour mission d’écraser Big N et son plombier.

Le Dossier du Collectionneur - Megadrive (1/4)

Reprenant l’architecture 16 bits de la carte arcade qui était utilisée à ce moment, le System 16, la Megadrive (renommée Genesis sur le continent Américain) en incorporait des éléments comme le microprocesseur Motorola 68000 que l’on retrouvait sur les bornes de la marque. Ce petit bijou pouvait gérer pas moins de soixante quatre sprites hardware et était capable d’afficher soixante quatre couleurs sur une palette de cinq cent douze disponibles. Elle était aussi dotée d’un effet nommé Shadow Highlight qui permettait de baisser ou d’augmenter l’intensité des couleurs sur un décor ou un sprite. Globalement à sa sortie la console est sans rivale, la Famicom commence à accuser le coup et la PC Engine souffre d’un manque d’éditeurs. Pendant quelques années, Sega réussi à se positionner comme leader, de nombreux studios qui affichaient une grande loyauté à Nintendo commencèrent a faire les yeux doux à la concurrence et ce malgré un kit de développement assez onéreux. Une rumeur circulait à l'époque comme quoi Big N a volontairement retardé la sortie de la Super Famicom le temps que la « Segamania » se tasse un peu, de peur que tous les développeurs aillent frapper à la porte de Sega. Durant ces quelques années de gloire, bon nombres de hits d’arcade de la maison sont portés sur la 16 bits, on retrouve donc Altered Beast, Hang on, Golden Axe ou encore Space Harrier dans des versions assez fidèles à ce que l’on trouvait sur les bornes.

Le Dossier du Collectionneur - Megadrive (1/4)

Puis vint 1991 et la sortie de la console tant attendue de la firme au plombier sur le sol nippon puis dans le reste du monde par la suite et c’est ainsi qu’une guerre sans pitié débuta. Aux Etats-Unis on eu le droit à des slogans comme « Sega does what Nintendon’t » (Sega fait ce que Nintendo ne fait pas, avec un jeu de mot) ou encore chez nous le légendaire « Sega, c’est plus fort que toi ! » qui a réussi à marquer de nombreux esprits, la preuve, plus de vingt ans après, beaucoup de personnes s’en souviennent. Mais là ou le bas blesse c’est que comparé à la concurrence, l’absence d’une mascotte capable de faire oublier l’énorme moustache de Mario se faisait sentir. C’est ainsi que par un concours interne, naquit un hérisson bleu courant à la vitesse du son… Sonic réussi le pari de tenir tête au plombier par le biais d’un jeu qui mit tout le monde d’accord à l’époque. La guerre fit rage pendant un temps mais peu à peu les ventes se sont essoufflées alors que chez Nintendo la 16 bits gagnait de plus en plus de terrain à travers le monde. Mais c’est mal connaitre la firme au hérisson.

Le Dossier du Collectionneur - Megadrive (1/4)

Mis un peu de coté vis-à-vis des deux monstres de l’époque, Nec et sa PC Engine va avoir l’idée de créer un add-on à sa console respective en se servant de la technologie du CD-rom². Sega voyant une brèche dans laquelle s’engouffrer s’y jeta et développa sa propre extension à la Megadrive (qui au passage a connu un petit relooking),le Mega-CD, qui sorti au Japon en 1991 et chez nous en 1993. Le système n’était pas dénué de mauvais jeux, des titres comme Lunar, Snatcher ou encore Popfull Mail font encore office de petites perles de nos jours. Mais à l’époque le coût élevé de l’extension (1990 F soit 300€ de l’époque ou 420€ de nos jours en prenant compte de l’inflation) a rendu les ventes difficiles. De son coté Nintendo avec des titres comme Donkey Kong Country qui enfonça le clou en montrant clairement les limites que la console de Sega ne pouvait atteindre. La technologie 16 bits arrivant en fin de vie et la prochaine génération se profilant, l’entreprise au hérisson pris le risque de sortir une autre option en 1994 pour la Megadrive, un système se branchant sur le port cartouche de la console multipliant ses capacités pour atteindre les 32 bits et ainsi utiliser de la vraie 3D. Nommé à juste titre le 32X, ce fut un échec retentissant, le nombre limité de jeux disponible et surtout la sortie imminente de la Saturn fit que le public bouda cet add-on au profit de la nouvelle génération.

Le Dossier du Collectionneur - Megadrive (1/4)

Alors qu’il était l’heure de tirer sa révérence, la firme de Haneda sorti plusieurs consoles basées sur la Megadrive, on eu le droit à une version portable en la personne de la Nomad mais elle fut uniquement distribuée aux Etats Unis et dans l’archipel Nippon et ce fut un échec en raison principalement de sa consommation. Dans la catégorie gadget nous avons aussi eu le droit au Multi-Mega en 1995 qui était une fusion entre une Megadrive et un Mega-CD, il était aussi possible de s’en servir comme baladeur CD, mais un prix d’achat élevé lui valu l’indifférence du public. Après ces quelques soubresauts la génération des 16 bits laissa finalement la place à celle des 32 et c’est ainsi qu’après huit années de bons et loyaux services que la dame noire de Sega pris une retraite bien méritée.

Bilan : Grace aux acteurs majeurs du début des années 90, jamais il y eu de duel de constructeurs plus intense que celui qui opposa Nintendo à Sega pendant cette période. Chaque machine avait son propre univers bien a lui, on pourra reprocher l’approche trop typée arcade de la ludothèque de la console au hérisson bleu, mais on peut dire qu’elle avait ce qui manque aujourd’hui, une âme…

Les Rendez-vous :

Megadrive :

- L'Histoire de la Megadrive

- Les Must Have de la Megadrive

- Les Perles de la Megadrive (18/03/2012)

- Les Collectors et autres accessoires de la Megadrive (25/03/2012)

Scans des magazines Megaforce N° 32, Player One 1 et 35 et Sega news provenant de http://www.abandonware-magazines.org/

Vidéos en provenant de www.ina.fr

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N
Très bon article .<br /> La concurrence n'existe plus autant ,<br /> c'est ce qui fait que l'intérêt des jeux<br /> actuels est bien pauvre .
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