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Le Dossier du Collectionneur - Nintendo 64 (1/4)

4 Février 2013 , Rédigé par Luchador-R & Myster Hyde Publié dans #dossiers

Le Dossier du Collectionneur - Nintendo 64 (1/4)
Le Dossier du Collectionneur - Nintendo 64 (1/4)

En 1993, Nintendo était au top. La NES s’était vendu à plus de 15 millions d’exemplaires en France, la Super Nintendo, sortie un an avant cette année-là résistait bien plus que prévu face à la Sega Megadrive et les licences propres au constructeur comme Mario et Zelda régnaient en maître sur l’industrie avec peu de jeu et malgré une concurrence féroce avec Sonic. Pourtant, la firme nipponne tenta un coup en annonçant en septembre lors du Tokyo Cagin++ Show le Project Reality en collaboration avec Silicon Graphics qui fournissait des stations de travail permettant de donner toutes les ressources nécessaires à la réalisation de travaux en 3D.

Le Dossier du Collectionneur - Nintendo 64 (1/4)

Un an plus tard et sans grandes nouvelles, Nintendo sort sur la Super Nintendo Donkey Kong Country. Graphiquement révolutionnaire et servant de gros coup de pub pour le Project Reality, Silicon Graphics fût mis en avant en prouvant au monde entier qu’il maitrisait parfaitement la 3D même si cette dernière était finalement utilisée en 2D. En effet, tout le concept graphique de DKC était de modéliser entièrement le jeu en 3 dimensions puis de le convertir en soft 2D pour être correctement adapté et lu par la Super Nintendo. Un peu plus tard, Nintendo annonce ce qui devait être le nom définitif, la Ultra 64. 64 parce que la console comportait 64 bits, le double de ce que proposait la concurrence. En revanche Nintendo ne poursuivit pas les travaux de Sony et persiste à vouloir utiliser le support cartouche pour réduire les temps de chargement.

Le Dossier du Collectionneur - Nintendo 64 (1/4)

L’année 1995 n’a pas été une bonne année pour Nintendo, beaucoup de problèmes liés à la complexité de l’architecture de son Ultra 64 et un retard qui ne cesse de s’accroître. Devenant actionnaire majoritaire de Rareware (DKC), l’entreprise japonaise sort une borne d’arcade, en collaboration avec Midway, et utilisant les fameux 64 bits que contiendrait la nouvelle console. Deux jeux sont sortis, Cruis’n USA, un jeu de course et Killer Instinct, un jeu de combat développé avec la même technique que DKC. Enfin, au Shoshinkai, Nintendo montre ce que l’Ultra 64 a dans le ventre avec des présentations de Wave Race 64, Super Mario 64, Final Fantasy VI 3D (qui n’est jamais sorti) et Mario Kart 64. Le public et la presse sont unanimes et encensent la console. Nintendo annonce en plus le 64DD une extension de la console permettant d’accueillir plus d’espaces de stockage et la lecture de disque optique pour contrer le support CD-Rom. La manette est également montrée et passionne les foules grâce à sa forme et à son stick révolutionnaire.

Le Dossier du Collectionneur - Nintendo 64 (1/4)

1996, la sortie se précise et le 1er février Nintendo décide de renommer son Ultra 64 en Nintendo 64 pour éviter toute confusion avec le label de Konami Ultra Games. Le 23 juin 1996, la Nintendo 64 sort enfin et propose uniquement 3 jeux : Saikyō Habu Shōgi, Pilotwings 64 et Super Mario 64. Les péripéties de Nintendo ne sont pourtant pas finies puisque s’il n’a fallu que 3 mois pour sortir sa console aux États-Unis, la restructuration de Nintendo of Europe et l’approvisionnement calamiteux des consoles ont causé un retard de presque un an pour le Vieux Continent. 1er mars 1997 pour l’Europe et 1er septembre 1997 pour la France (en bundle avec Super Mario 64 au prix de 990F/187€) à cause d’un changement entre le SECAM français et le PAL européen. Les déboires ne s’arrêtent pas là puisque Square Soft, développeur de la série à succès (au japon à l’époque) Final Fantasy délaisse Nintendo et annonce vouloir développer uniquement pour Sony et sa PlayStation.

Le Dossier du Collectionneur - Nintendo 64 (1/4)

1998, un peu plus d’un après sa sortie, la Nintendo 64 se meurt, vidée de presque tous les développeurs préférant travailler sur la PlayStation, car, leader du marché et parce qu’il était plus facile de créer un jeu sur CD-Rom que sur cartouche, sans oublier le Nintendo Seal of Quality rédhibitoire. Pourtant, un jeu réussit à sauver la console du naufrage. Vendu à plus de 6 millions d’exemplaires en 2 petits mois, The Legend of Zelda : Ocarina of Time était le jeu le plus attendu de sa génération et accessoirement le premier Zelda en 3D. Mais ce ne sera pas les bons résultats de jeux comme Goldeneye, Mario Kart ou Banjo-Kazooie ni la sortie poussive du 64DD uniquement au Japon qui maintiendra la tête au-dessus de l’eau et Ocarina of Time n’était qu’une lumière dans l’obscurité malgré quelques pépites deux ans plus tard comme The Legend of Zelda : Majora’s Mask ou Banjo-Tooie .

A la lecture de ces quelques paragraphes, le sentiment d’échec est palpable. Pourtant la Nintendo 64 n’a pas à rougir avec ses 32 millions d’unités vendues dans le monde et des jeux qui ont, certes mal vieillis aujourd’hui, mais qui reste des modèles dans leur genre respectif. C’est ce que nous verrons la semaine prochaine…

Les Rendez-vous :

Nintendo 64 : - L'Histoire de la Nintendo 64

                      - Les Must Have de la Nintendo 64

                      - Les Perles de la Nintendo 64 (18/02/2012)

                      - Les Collectors et autres accessoires de la Nintendo 64 (25/02/2012)

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