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Ni no Kuni : La Vengeance de la Sorcière Céleste - PS3

5 Février 2013 , Rédigé par Myster Hyde Publié dans #PS3

Ni no Kuni : La Vengeance de la Sorcière Céleste - PS3

Bercé par une douce lueur appelée Ghibli, Ni no Kuni fait partie de ces rares jeux développés par des Japonais pour des Japonais à dépasser leurs frontières. Après une bonne heure d’excellentes cinématiques et autres séquences de gameplay sans intérêt, place à un jeu de rôle qui sent bon les sushis.

"Intégralement traduit en français, y compris le colossal grimoire numérique d’Oliver de plus de 300 pages"
Ni no Kuni : La Vengeance de la Sorcière Céleste - PS3

On peut être heureux du sort réservé à ce Ni No Kuni : La Vengeance de la Sorcière Céleste, car rappelons-le, cet épisode n’est qu’une adaptation en haute définition (plus quelques ajouts) de l’épisode Nintendo DS sortie il y a de cela plus de 2 ans déjà et qui n’avait malheureusement pas dépassé les bords du Pays du Soleil Levant. On peut être deux fois plus heureux quand on voit tout le travail de traduction fait dans ce jeu, car, lisez bien, il est intégralement traduit en français, y compris le colossal grimoire numérique d’Oliver de plus de 300 pages. En revanche, on aurait aimé que le support physique soit présent avec le jeu d’origine comme pour la version portable. Si vous le désirez, une version collector du jeu, vendue aux alentours de 170€ (90€ à la base, mais merci les spéculateurs…), contient ce fameux sésame, malheureusement en anglais, une peluche bon marché et des familiers exclusifs. Mais quand est-il de l’histoire ?

"L’esprit du studio Ghibli"
Ni no Kuni : La Vengeance de la Sorcière Céleste - PS3

Le petit Oliver, héros malgré lui, perd sa maman, victime d’une crise cardiaque alors qu’elle le sauvait d’une noyade. Peu de temps après, le petit homme, seul dans sa chambre, pleura toutes les larmes de son corps sur sa peluche fétiche qui prit vie. En fait, cette dernière n’est autre qu’une fée qui était sous l’emprise d’une terrible malédiction causée par Shadar. De là s’en suit tout un périple pour sauver la mère d’Oliver qui retrouvera la vie si son âme sœur (son double dans le Ni no Kuni = l’autre monde) est également libérée d’une des multiples atrocités que commet Shadar. En effet, chaque personne dans le monde réel à une âme sœur dans le Ni no Kuni parfois avec des statuts complètement différents. Enfantin à souhait, respectant parfaitement l’esprit du studio Ghibli, le scénario, un peu long à démarrer dû à la tonne d’information arrivant en un bloc, parvient à nous maintenir dans un état formidable au pays des rêves. Les personnages sont tantôt drôles, tantôt énervants, mais tous dégagent quelque chose d’attachant. La mise en scène des cinématiques, toutes réalisées par le studio Ghibli, nous transporte par sa poésie et donne littéralement envie de (re)découvrir leurs chefs d’œuvre comme Princesse Mononoké, Nausicaä ou encore Mon Voisin Totoro.

"Le tout est sublimé par des musiques excellentes composées par Joe Hisaishi"
Ni no Kuni : La Vengeance de la Sorcière Céleste - PS3

Les graphismes sont de la même veine que les cinématiques donnant une impression de liberté dans un dessin animé. Le tout est sublimé par des musiques excellentes composées par Joe Hisaishi, le compositeur attitré du studio Ghibli. Les doublages profitent eux aussi d’un gros travail et offrent la possibilité d’évoluer tout au long de l’aventure soit en anglais, soit en japonais. Même si les voix anglaises sont très bonnes, vous comprendrez aisément que jouer à Ni no Kuni sans avoir les voix japonaises seraient un sacrilège et amoindriraient l’immersion. La mise en scène ne comporte aucune bavure que ce soit au niveau de la réalisation ou des musiques, mais qu’en est-il du gameplay ?

"Peut-être un clin d’œil au RPG européen"
Ni no Kuni : La Vengeance de la Sorcière Céleste - PS3

Ni no Kuni est un jeu de rôle évoluant dans deux mondes. D’un côté Motorville, le monde/la ville d’Oliver et de l’autre, Ni no Kuni, le monde de Lumi, la fée. Pour marquer la différence, en plus du design foncièrement opposé, Level 5 a choisi de proposer deux angles différents. À Motorville, la caméra est en vue de trois quarts (peut-être un clin d’œil au RPG européen), tandis que dans les villes et autres lieux traversés la caméra se situe à l’arrière de notre personnage. On retrouve tout le classicisme japonais sur la map générale qui n’est qu’un rapetissement des zones et où les monstres sont visibles et peuvent être affrontés ou évités. Si dans les villes, les déplacements sont libres, dans certains lieux comme les forêts, le gameplay prend une tournure dungeon-rpg, où l’on peut se mouvoir uniquement dans des couloirs à plusieurs embouchures et infestés de monstres.

"Un Système de combat en semi-temps réel"
Ni no Kuni : La Vengeance de la Sorcière Céleste - PS3

Le bestiaire est sympathique et propose des skins originaux. Chaque ennemi et familier appartient à un élément. Clairement pompés sur le système des pokémons, les familiers augmentent de niveau et évoluent. Leurs stats peuvent également être manuellement boostées en les gavant de cochonneries comme des flancs ou des glaces. Même si le système de combat est bancal à cause d’un manque de contrôle flagrant sur l’I.A malgré les ordres que l’on peut donner et d’un timing trop juste lorsqu’il s’agit de stopper ses attaques en semi-temps réel pour passer en défensive (indispensable contre les boss et leurs attaques dévastatrices), il ne demeure pas moins très bon et agréable à jouer. Une autre partie du gameplay consiste à récolter les sentiments (courage, amour…) des PNJ pour les distribuer à d’autres lors de quêtes optionnelles ou non. Avant cela, il vous faudra venir à bout des terrifiants cauchemars servant de mid-boss assez coriace afin de déverrouiller le cœur de la personne concernée. D’ailleurs, le jeu est loin d’être facile à contrario des deux premières heures où l’on se balade lors de combats pas franchement palpitants. Pour revenir à ces derniers, en plus des familiers, les personnages peuvent eux aussi combattre en utilisant leur capacité comme la magie. Pour évoluer sereinement, en plus d’un ajustement de la difficulté à n’importe quel moment, il est conseillé d’avoir recours au bon vieux level-up.

Ni no Kuni : La Vengeance de la Sorcière Céleste est une touche de fraicheur avant les mois de février et mars qui s’annoncent bourrins et chargés. À 1 euro l’heure de jeu (calculez la durée de vie) sans compter les quêtes secondaires, les chasseurs de prime et toutes les pages de l’almanach à trouver, ce jeu est un indispensable de la PS3 et une exclusivité à ranger à côté des Blu-Ray Ghibli.

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