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Resident Evil 6 - Xbox 360

13 Octobre 2012 , Rédigé par Myster Hyde Publié dans #xbox 360

Resident Evil 6 - Xbox 360

Très loin des bases de la série, Resident Evil 5 s’inspirait plus de Gears of War que de ses propres origines. D’un côté, cet épisode n’était qu’une évolution logique du quatrième opus qui était lui-même, déjà, orienté action par rapport aux autres. Cela n’a pas plus aux fans, mais toujours soucieux d’élargir son public, Capcom a décidé de diviser son jeu en trois parties distinctes. Pari réussi ?

Dans un premier temps, force est de constater que Resident Evil 6 ne pourra pas décevoir les fans sur un plan, celui du casting. Véritable rassemblement de vieux briscards (Chris et Leon en tête), le jeu nous offre également des ambiances très différentes et réussies. Réussies sur certains points, car le fait d’être constamment en binôme (Leon et Helena, Chris et Piers, Jake et Sherry), sauf le scénario « caché » d’Ada Wong, soulève une question : peut-on avoir peur lorsque nous ne sommes pas seuls ? En mettant de côté Chris et Piers, qui a eu seul aurait pu sortir un jeu intitulé Gears of Evil, les deux autres duos ont un rythme plus lent, laissant le temps à nos sentiments de se remettre d’une fusillade pour instaurer une ambiance pesante. Ça, c’est dans l’idée, mais dans les faits, la peur n’intervint jamais, ni le stresse non plus sauf lorsque l’on est mordu par un J’avo (fini le temps des bons vieux zombies et autres Las Plagas) et qu’on n’a pas encore compris qu’en bougeant les deux sticks en même temps, la barre de QTE se remplit plus vite… Et pour ceux qui y croyaient encore, RE6 est comme son prédécesseur, un jeu à couloir.

Resident Evil 6 - Xbox 360

En revenant un instant sur les binômes tout en précisant que vous n’aurez aucune contrainte à jouer le chapitre 1 de Leon et Helena, puis le Chapitre 1 de Chris et Jake puis de retourner au chapitre 2 de Leon et Helena pour enfin commencer l’aventure de Jake et Sherry si vous le souhaitez et ainsi de suite, parlons de l’intelligence artificielle. Elle est, comment dire…, étrange. Pour les alliés, ceux accompagnant le duo joué, elle n’est jamais efficace, se figeant même parfois jusqu’à ce que les lieux soient vidés de toute présence néfaste. La situation est telle qu’on dirait un script qui ne se lance pas (celle de la fusillade) et qui du coup saute et atterrit directement à la suivante (direction la prochaine porte). Tout est relatif, mais sur une session non-stop de cinq heures pendant le test de Chris et Piers cette situation est arrivée trois ou quatre fois, ce qui nous semble assez conséquent. Même si ça ne corrige pas ce bug, un conseil, jouez avec un pote surtout que le split screen est une nouvelle fois présent même s’il s’agit toujours de leur format bizarre pour garder l’aspect 16/9. Pour les ennemis, elle est tout à fait convenable, s’adaptant à chaque situation et il n’est pas rare de voir un sniper sortir un couteau et attaqué au corps à corps lorsque vous êtes trop proche de ce dernier.

Resident Evil 6 - Xbox 360

Et comme, les binômes sont au cœur du gameplay de Resident Evil 6, nous avons décidé d’axer notre test sur les différents duos, raisonnement somme toute logique et enchainement sur quelques précisions. Si vous n’avez pas de préférence particulière et que votre seul but est de finir le jeu, vous débuterez avec les premiers personnages présentés dès l’intro, Leon et Helena. Capcom a clairement voulu satisfaire les fans en offrant une ambiance sombre, jouant sur les ombres, avec quelques références grassement applaudies comme la ville en feu infesté de zombies rappelant inévitablement la défunte Racoon City, mais aussi la présence de quelques énigmes à l’ancienne, dommage qu’elles soient tout sauf compliqué. Ensuite nous avons les gros bras. Chris et Piers. Les deux sont dans un bateau, lequel tombe à l’eau ? Aucun, le bateau coule… même si Chris à un peu dégonflé de son stage en Afrique. Le duo est clairement basé sur l’action et la coopération comme l’illustre une phase où Chris doit faire avancer un tank ennemi qui bloque la possibilité à un sniper (Piers qui tente de contourner par la gauche) de tirer sur un camion-citerne pour faire exploser le pont. Vous avez dit cliché ? Et vous n’avez rien vu avec la combinaison Jake et Sherry qui en sont cliché jusqu’à leur comportement respectif et leur caractère, comme par hasard, opposé… On parle toujours de Resident Evil 6. Ce binôme, comme les autres, passe son temps à défourailler les J’Avo, en revanche il inclut des scènes de poursuite consistant à éviter un danger. Bien réalisé dans son ensemble, le jeu nous offre des environnements variés, de quoi renouveler constamment le plaisir de nos rétines. Car si les textures sont carrément crades, ne nous cachons pas, le tout s’en tire avec les honneurs. D’un point de vue technique, saluons, enfin, les développeurs, d’avoir permis aux personnages de tirer tout en courant. Même si cela ne renforce toujours pas les sentiments de peur maintenant que l’on peut fuir et shooter.

En conclusion, ce Resident Evil 6 n’est toujours pas un vrai Resident Evil diront certains fans (dont moi), mais il est impossible de contester les qualités de ce titre. Des personnages souples, dynamiques, doté de nouveaux mouvements dont les esquives, les couvertures et les roulades, une durée de vie de plus de 30 heures, quatre campagnes jouables comme s’il s’agissait de quatre jeux , des décors variés, un inventaire mieux pensé, une bande-son très convaincante et un casting de rêve malgré quelques oublis… En revanche, messieurs de chez Capcom, merci de nous pondre un vrai nouveau scénario la prochaine fois, car la Neo-Umbrella a, comment dire…, un air de déjà vu !

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