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TestsdeJeux.com

[Retro] Rocket Knight Adventures - Megadrive

23 Décembre 2012 , Rédigé par Luchador-R Publié dans #retro

Dans les années 90, une étrange mode sévissait dans le petit milieu des jeux vidéo : l’utilisation abusive des mascottes. À peu prés toute la faune et la flore y est passée de la chauve-souris dans Aero the Acrobat au poisson rouge dans la série des James Pond en passant par un chat horripilant en la personne de Bubsy. Bien que la plupart ont subi un destin assez funeste, quelques-unes sont passées à la postérité, ce qui n’est pas le cas du héros du jeu que nous allons aborder dans ce test.

[Retro] Rocket Knight Adventures - Megadrive

"Développé en 1993 pour la 16 bits de Sega, Rocket Knight Adventures signe les débuts de notre héro."

À l’époque de la grande guerre dite de celle « du plombier et du hérisson » Konami était l’un des plus gros développeurs pour Nintendo et se permettaient de temps en temps quelques infidélités chez Sega. A l’origine de séries qui sont devenues depuis le temps légendaire comme Castlevania, Contra (Probotector chez nous), Gradius ou encore Metal Gear, la firme voulue se doter d’une mascotte. De ce travail est né Sparkster, un opossum chevalier doté d’un jet pack. Dit comme cela ça peut paraitre un peu étrange, mais avec un bon background la pilule est vite avalée. Développé en 1993 pour la 16 bits de Sega, Rocket Knight Adventure signe les débuts de notre héros.

"Le chef de ces chevaliers est un courageux opossum du nom de Sparkster."
[Retro] Rocket Knight Adventures - Megadrive

Nous sommes sur un monde du nom d’Elhorm, plus précisément dans le royaume de Zebulos. Depuis plusieurs générations les monarques de ce pays sont les gardiens du sceau retenant le « Pig Star », vaisseau des envahisseurs qui avaient tout ravagé des siècles auparavant. Afin de garder ce sceau intègre, un ordre de chevaliers équipés de jetpacks fut créé. Appelés « Rocket Knight » ceux-ci utilisent aussi bien la technologie que la magie, le chef de ces chevaliers est un courageux opossum du nom de Sparkster. Bien qu’assez idyllique Zebulos est souvent la proie aux attaques de différents envahisseurs. Parmi ceux-ci l’Empire Devotindos a quasiment réduit le royaume a néant, pire encore la Princesse a été enlevée par l’ennemi juré de notre héros : Axle Gear. Équipé de son épée mystique et de son fidèle jet pack, Sparkster décide de retrouver la fille du Roi et de sauver le pays.

"En dehors des phases de plate-forme il arrive que le jeu passe dans un style plus shoot’em up"
[Retro] Rocket Knight Adventures - Megadrive

Si Konami a acquis une certaine notoriété notamment grâce à la série des Castlevania, on peut dire qu’ici ils ne se sont pas reposés sur leurs lauriers. Le jeu utilise à fond le principe du booster que l’on charge en maintenant la touche attaque pour atteindre des endroits inaccessibles en temps normal. Outre la capacité de se propulser à toute vitesse, Sparkster possède aussi une épée qui tire des cercles d’énergie, ceux-ci ayant une portée assez courte. En dehors des phases de plate-forme il arrive que le jeu passe dans un style plus shoot’em up, ces phases changent radicalement le gameplay. Pour rendre le tout encore plus nerveux dans les déroulements, le jeu comporte un nombre incroyable de boss et de sous-boss, chacun ayant un point faible souvent identifié par un gros point rouge, si certains ne posent pas trop de problèmes, d’autres feront un vrai carnage sur les manettes tellement celles-ci voleront dans tous les sens de rage, par exemple le passage ou le but est de traverser un niveau le plus rapidement possible sans faire de faute dans le parcours sous peine de finir écrasé contre le décor ou alors le combat d’anthologie ou il faut en premier lieu rejoindre un robot avant d’en prendre les commandes pour affronter Axle Gear.

"Rocket Knight est certainement l’un des plus beaux jeux de la console de Sega"
[Retro] Rocket Knight Adventures - Megadrive

Graphiquement très fin, Rocket Knight est certainement l’un des plus beaux jeux de la console de Sega, il est vrai que la Megadrive avait souvent tendance à avoir des couleurs criardes, mais ici rien de cela l’ambiance steampunk qui caractérise les décors reste dans des nuances de couleurs correctes. Si certains décors peuvent paraitre peu détaillés, d’autres comme le niveau de la ville restent magnifiques. Quant aux personnages, rien à dire, les ennemis ont tous une tête de cochon, ce qui n’est pas plus mal vu que le peuple de l’Empire Devotindos sont des porcs et notre opossum en armure est bien détaillé. Bien que pas vraiment inoubliables les musiques sont tout de même assez agréables à l’oreille, elles collent toujours à l’action.

"Sparkster ne réussit pas à s’imposer comme une mascotte viable pour Konami"
[Retro] Rocket Knight Adventures - Megadrive

Malgré un destin qui lui semblait tout tracé, Sparkster ne réussit pas à s’imposer comme une mascotte viable pour Konami à l’image d’un Sonic pour Sega ou d’un Mario pour Nintendo. Rocket Knight Adventure connut quand même quelques suites. Appelées « Sparkster » elles sortirent sur Super Nintendo et Megadrive, si la version de la console du plombier était de très bonne facture et se trouvait être un véritable successeur au premier, la version de la console du hérisson s’est avérée quant à elle être une déception tant elle fut en dessous de l’épisode originel. Il faut aussi mentionner l’existence sur XBLA et sur le PS store d’une version téléchargeable sortie en 2010 qui bien que très en dessous de ses origines reste un jeu assez sympathique.

Bilan : Efficace, simple et très addictif, Rocket Knight Adventures est un must-have pour tout collectionneur. Bien que l’histoire ne choisit pas Sparkster pour rester parmi les héros de jeux intemporels, son charisme rivalise avec les grands. Les bonnes trouvailles dont fourmillent les niveaux et les changements de gameplay font de ce jeu une pépite.

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