[Retro] Alex Kidd in Miracle World - Sega Master System
Dans les années 80 Nintendo régnait sans partage sur le marché des consoles de salon avec sa NES. Pour contre-attaquer l’éternel rival qu’était Sega s’était mis au travail pour créer une mascotte capable de rivaliser avec le plombier de Big N. De ce travail est né Alex Kidd et si ce dernier eu plusieurs jeux à son compteur sur la 8 bit de Sega, seul son premier est resté dans les mémoires.
"il ne connaitra jamais le succès et ne sera jamais une menace pour le plombier"
Nous sommes en 1985 et chez la firme au hérisson bleu c’est le branle-bas de combat, la Sega Mark III (plus tard adapté pour le marché occidental en la forme de la Sega Master System) est sur les starting-blocks au Japon et pour faire vendre la console une mascotte fut créée. A l’instar d’un Mario, le jeune Alex Kidd, un jeune garçon aux oreilles très développées, était censé représenter via son jeu « Alex Kidd in Miracle World » la toute puissance de la machine. Succédant comme emblème à Opa-Opa, le petit vaisseau de Fantasy Zone, Alex apparaitra dans plusieurs jeux sur Master System comme Alex Kidd, The lost Star, Alex Kidd in High Tech World et Alex Kidd in Shinobi World. Si les deux suites furent assez décevantes, le dernier est un jeu assez sympathique, il faut aussi noter un jeu de course en vélo nommé Alex Kidd BMX Trial, sorti uniquement au Japon ainsi qu’un jeu Megadrive : Alex Kidd in Enchanted Castle. Malgré ces quelques jeux ou apparait notre héro, il ne connaitra jamais le succès et ne sera jamais une menace pour le plombier. Finalement en 1991 un certain hérisson supersonique devint la mascotte officielle de Sega et notre pauvre Alex sombra dans l’oubli. Il fera quelques rares apparitions dans des jeux de la marque comme les tous récents Sonic & Sega all Star Racing ou Sega Superstar Tennis. Une de ses apparitions les plus notables restera dans Segagaga, un jeu sur Dreamcast ou l’on a pour mission de sauver la firme au grand S.
"Ce Royaume autrefois idyllique est devenu le repère d’un triste sire du nom de Janken the Great"
Nous sommes sur la planète Aries (aussi connu sous le nom de Miracle World), dans le Royaume de Radaxian. Ce Royaume autrefois idyllique est devenu le repère d’un triste sire du nom de Janken the Great qui après avoir usurpé de trône du Roi Thunder Radaxian, a kidnappé l’héritier légitime, le Prince Eagle et sa fiancée, la Princesse Lora. Comme tout tyran stéréotypé, celui-ci terrorise les habitants en les transformant en pierre grâce à la magie. Bien loin de toute cette tourmente sur le Mont Eternel vit Alex, un jeune orphelin qui maîtrise une technique capable de multiplier la taille de son poing. Un beau jour, il apprend par l’intermédiaire d’un homme mourant qu’il est de sang royal et que sa mission est de sauver le Royaume de l’infâme Janken, de retrouver son père et son frère et d’aider la population.
"Relativement assez copié sur son rival moustachu dans son contenu"
Nous sommes en présence ici d’un jeu de plates-formes d’un classique absolu, notre personnage se déplace en sautant, en éliminant les ennemis à grand coups de poings le tout pour rallier la fin du niveau indiqué par une boulette de riz (un hamburger pour la version inclus dans la console). Relativement assez copié sur son rival moustachu dans son contenu, Alex Kidd diffère par quelques points comme par exemple le premier niveau qui se déroule verticalement, ou certains levels que l’on peut parcourir à l’aide de véhicules comme une moto ou un hélicoptère. Régulièrement au début que quelques stages on peut, moyennant un peu d’argent que l’on collecte sur le chemin, acheter divers items ou des vies dans des boutiques. Il arrive aussi que l’on tombe sur des boss de fin de niveaux et pour les éliminer il faut gagner au jeu du « pierre, papier, ciseaux » (appelé janken au Japon). D’une durée de vie très correcte, la difficulté est très bien dosée, si les premiers endroits que l’on visite se font assez simplement, la suite quand à elle réserve un bon challenge pour celui qui désire régler son compte à Janken. L’un des plus grands pièges du jeu viendra de la maniabilité un peu frustrante par endroits ainsi qu’a l’inertie du personnage qui oblige à calculer ses sauts sous peine de mourir, car le moindre contact avec un ennemi est fatal. Les musiques sont très bonnes pour une Master System, bien qu’assez répétitives, elles restent agréables à l’oreille.
Bilan : A une époque ou Sega essayait de prendre ses marques vis-à-vis de son rival, Alex Kidd avait la bonne tête pour faire carrière, mais les ventes désastreuses de la Master System et de la Mark 3 au Japon et aux Etats Unis ont eu tôt fait de remplacer ce sympathique petit bonhomme par le hérisson que tout le monde connait. Bien qu’aujourd’hui il soit passé totalement à la trappe, Miracle World reste encore un bon souvenir pour chaque joueur ayant eu un pad de la 8 bits de Sega dans les mains.
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