[Retro] Flashback - Mega-CD
Le cinéma a toujours été une inspiration pour les jeux vidéo, sans aborder le délicat thème des adaptations (souvent ratées) d’œuvres, les éditeurs y puisent quelque fois des éléments pour donner à leurs productions une nouvelle dimension. Si l’on peut citer quelques exemples comme Ideo Kojima qui s’est inspiré de divers films d’espionnage pour sa série des Metal Gear, la touche de génie peut aussi venir de notre hexagone pour finalement nous offrir une ode aux films de science-fiction.
"c’est par la grâce d’Eric Chahi et de son magnifique Another World que la renommée viendra."
Au début des années 90, il y avait en France un petit studio de développement du nom de Delphine Software. Après avoir connu quelques succès avec Croisière pour un cadavre ou les Voyageurs du Temps, c’est par la grâce d’Eric Chahi et de son magnifique Another World que la renommée viendra. Ensuite nos amis de DSI travailleront sur le jeu qui nous intéresse, le très bon Flashback qui sera adapté sur la plupart des plateformes de l’époque et par une suite de choix plus que douteux ce studio plein de talent sombra dans la déchéance avec la création de l’ignoble Shaq Fu qui a été élu par bon nombre de magasines et de sites internet comme « jeu le plus mauvais de tous les temps ». La fin des années 90 et l’ère des 32 bit qui pointa le bout de son nez engendra la suite du plus gros succès de la boite : Fade to Black, qui fut un jeu assez moyen à cause d’une gestion des caméras assez mauvaise. Les années 2000 et le rachat par Doki Denki Studio signera la fin puisque en 2004 Delphine Software déposa le bilan et ferma ses portes, laissant au passage le troisième opus de Flashback inachevé.
"nous apprendrons qu’une race d’aliens métamorphes essaye de conquérir la terre en l’attaquant de l’intérieur"
Notre histoire commence en pleine jungle sur Titan, un des lunes de Saturne. Nous incarnons un personnage totalement amnésique, celui-ci est réveillé par un bruit qui le conduira à un holocube qui lui révèle qu’il se nomme Conrad et que pour plus d’informations il doit absolument aller à New Washington. Au cours de l’histoire, nous apprendrons qu’une race d’aliens métamorphes essaye de conquérir la terre en l’attaquant de l’intérieur et que notre pauvre héros est le seul au courant de l’affaire. Pendant notre périple, nous seront amenés à visiter Titan, la Terre pour terminer dans un final se déroulant sur la planète des envahisseurs. Bourré de références au cinéma de science-fiction, on peut sans efforts relever des similitudes avec Total Recall dans son scénario de départ, Running Man pour le jeu cruel que nous devons remporter au troisième niveau, ou encore Aliens, Blade Runner et Invasion Los Angeles.
"Graphiquement parlant les petits français de Delphine Software ont fait un travail remarquable"
Dans son ensemble, le jeu reprend pas mal le concept de Prince of Persia, c’est-à-dire de la plate-forme 2D avec des sauts millimétrés sous peine de mourir dans d’atroces souffrances. Notre héros peut aussi dégainer et utiliser un pistolet pour éliminer les adversaires, de plus il a à sa disposition une panoplie de gadgets à utiliser selon la situation, cela va de la simple pierre à utiliser pour déclencher un capteur au combo récepteur/téléporteur. Il est par contre primordial de toujours bien anticiper les actions au préalable car la maniabilité est un peu lourde. Graphiquement parlant les petits français de Delphine Software ont fait un travail remarquable, pour la version Mega-CD (qui a été testée ici car étant la plus aboutie), les décors ont un rendu assez beau, les environnements que ce soit la jungle, la ville de New Washington ou encore la sinistre planète des Morphes qui semble tout droit sorti d’un des pires cauchemars du Lieutenant Helen Ripley. Quand à notre Conrad, les animations sont assez fluides et détaillées. L’un des détails intéressants qui a surement fait la renommée du jeu reste ses cutscenes en 3D polygonale, chose assez rare sur consoles à l'époque, pour les versions cartouches et pour les versions CD elles ont été remplacées par des cinématiques, il faut aussi noter le rajout de voix pour les dialogues dans ces dernières.
Bilan : Empruntant énormément au cinéma pour son scénario, Flashback reste un jeu que l’on recommence sans problèmes. Malheureusement les aventures de Conrad Hart ne connaitront jamais de dénouement du fait de la faillite de DSI. Il est un must-have pour tout amateur de plate-forme 2D. Pour résumer : « Choisissez votre console ! »
/image%2F0012138%2F201211%2Fob_9e0616371c01e36fed041144ff7c9542_logo.jpg)
![[Retro] Flashback - Mega-CD](http://img.over-blog-kiwi.com/0/01/21/38/201301/ob_a9f0202d4537dbfe2fb210229732aaa6_fb-2.jpg)
![[Retro] Flashback - Mega-CD](http://img.over-blog-kiwi.com/0/01/21/38/201301/ob_c7b76461691be16ba0316d88885392cb_fb-1.jpg)