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DmC Devil May Cry - PS3

29 Janvier 2013 , Rédigé par Myster Hyde Publié dans #ps3

Comme un vent nouveau, l’air est au reboot et DmC Devil May Cry n’y échappe pas. Cinq ans après Devil May Cry 4, Capcom décide de tout recommencer, l’éditeur japonais va même plus loin et accepte pour la première fois de confier son bébé à un développeur externe, qui plus est européen : Ninja Theory connu pour Enslaved et plus anciennement Heavenly Sword. La série repart-elle sur de bonnes bases ?

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"Cela ne suffit pas à sauver un tout scénaristique et une mise en scène d’un classicisme extrême"
DmC Devil May Cry - PS3

Outre quelques piques (le coup de la perruque blanche) et ce qu’on pourrait appeler des explications scénaristiques sur certains floues laissé dans les anciens volets, DmC Devil May Cry repart de zéro avec un Dante plus jeune et plus fougueux que jamais. Il est d’ailleurs dommage de constater que le beau gosse se calme relativement vite au fil de l’aventure. Ajoutons à cela une trame narrative pauvre, le but étant d’aller tuer le méchant Mundus, Roi des Enfers et contrôlant notre monde grâce à une boisson énergisante… Notons la présence d’un twist ending assez sympathique même si les connaisseurs le remarqueront très rapidement. Vous l’aurez compris, le scénario n’est pas très réjouissant, encore et toujours le gros Mundus. Aucune liberté n’a été prise et l’on aurait aimé quelques coups de folie. Les remarques et autres blagues de Dante sont certes agréables, mais ne suffisent pas à sauver un tout scénaristique et une mise en scène d’un classicisme extrême. Heureusement que le design global permet d’oublier tout cela et sait nous faire littéralement voyager dans les limbes.

"Le jeune (con) Dante a la fucking classe"
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DmC Devil May Cry - PS3

Les graphismes ne sont pas d’une qualité mirobolante, mais arrivent à être au niveau des productions actuelles. Là où DmC met la barre haute, c’est bel et bien dans sa qualité artistique. Et, qu’on le veuille ou non, le jeune (con) Dante a la fucking classe. Bad guy au possible, une scène d’intro à en faire rêver plus d’un, le look et le charisme du personnage ne peuvent pas être renié. Pour ne rien gâcher, les niveaux parcourus sont tous plus jolis et plus matures, artistiquement parlant, les uns que les autres. On passe notre temps dans une fête foraine, une discothèque aux chemins tintés par les notes de musique et aux couleurs psychédéliques, dans un quartier au style parisien ou encore à l’intérieur d’une fréquence télévisé. Même lors des stages plus classiques et plus sombres, les artistes ont débordé d’idées pour nous pondre un immeuble à l’envers ou encore une montée finale crayonnée façon architecte. Croyez-le, dans DmC Devil May Cry, les limbes, c’est cool.

"Notre anti-héros possède une jauge de diabolisme le mettant dans une rage considérable"
DmC Devil May Cry - PS3

Ce qui n’est pas cool dans les limbes, ce sont les démons. Pour vous défaire d’un bestiaire assez travaillé malgré quelques redits et autres color swap, vous aurez, ou plutôt Dante aura, un arsenal composé de 8 armes connues des initiés. Pour accompagner les démodés Ebony et Ivory, vous aurez droit à Revenant, le fusil à pompe et Kaboum, le lance-grenade. Pour le combat rapproché, cinq armes réparties en trois catégories ne seront pas de trop. Rébellion, l’épée de base et de nature neutre, Arbiter et Eryx, Osiris et Aquila. Le premier couple se situe dans la catégorie du feu (démon), Arbiter est une énorme hache capable de se transformer en grappin permettant de tirer les ennemis vers soi et Eryx est une paire de gants donnant à Dante une force considérable. Le second couple se situe quant à lui dans le domaine de la pureté (ange) avec un Osiris servant de grande faux ainsi que d’un grappin servant cette fois-ci à se hisser au niveau des ennemis et Aquila transforme Dante en sorte de ninja de par sa forme en étoile à trois branches. Notre anti-héros possède une jauge de diabolisme le mettant dans une rage considérable et pourvut d’un effet à l’écran de toute beauté mêlant habilement le noir, le blanc et le rouge. Tout ce petit monde peut bien entendu être upgradé via une boutique utilisant des points de compétence et se trouvant à la fin des missions ou en cours de niveau grâce à des statues. Les capacités de Dante peuvent également être augmentées via ces points. Quelques objets dont les orbes d’or permettant de ressusciter (peu d’intérêt étant donné les nombreux checkpoints) ou encore les croix de santé ou de démonisme sont à acheter grâce aux orbes rouges traditionnels de la série.

"50€ largement rentabilisés"
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DmC Devil May Cry - PS3

Si les armes permettent de se battre, Arbiter et Osiris servent aussi un gameplay porté sur la plate-forme. En effet, nombreuses sont les phases où Dante doit se frayer un chemin en tirant des blocs grâce à Arbiter ou en jouant les Spider-Man grâce à Osiris. Ces derniers servent souvent contre des boss au design quasi parfait, mais, à la façon de les battre peu originale. Pour enfoncer encore un petit peu ce côté, le jeu n’est pas au niveau d’un DMC pour ce qui est de la difficulté et il vous faudra une seconde voir une troisième partie pour débloquer le bon mode de difficulté jusqu’à atteindre le masochisme avec la difficulté Enfer ou Enfer qui consiste à mettre un maximum de point de vie aux ennemis alors que Dante meurt en un coup… De quoi vous occupez de longues soirées puisque le jeu se termine en moins de huit heures en Chasseurs de Démons et ne verra sa durée de vie qu’augmenter exponentiellement en fonction des modes de difficulté atteints. Ajoutez le mode Bloody Palace et ses 100 étages à gravir, 21 missions secrètes et tous les bonus et autres âmes à délivrer et vous obtenez 50€ largement rentabilisés.

Ce DmC Devil May Cry n’est pas vraiment un reboot mais plus une préquelle. Néanmoins le jeu est très bon, un peu trop facile, mais sans aucune longueur à tel point que l’on a du mal à lâcher la manette. Ninja Theory remplit donc parfaitement son office et fera taire les critiques des fans amoureux des cheveux blancs.

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N
ça spoil à mort vos teste.
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